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jeudi 17 novembre 2011

Comité invisible : "Ingénierie sociale et mondialisation"

Comité invisible : "Ingénierie sociale et mondialisation"





Bon, vraiment, je suis désolé, mais franchement, au risque de paraître parano, il y a vraiment des textes qu’il faut prendre la peine de lire en ce moment, pour tenter de comprendre un peu mieux ce qui se passe.

Celui-ci en fait partie. Il circule sur le web depuis 2007 et tout ce qu’il explique est d’une actualité criante ! J’avais déjà évoqué ce curieux « Comité invisible » dans un précédent article.
Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, depuis 2008, les grands fauves de la révolution néolibérale se lâchent ! Le Hallali retenti dans la jungle des marchés, car bientôt les peuples vont tomber à genoux sous l’effet des coups redoublés de la meute affamée. Le grand dépeçage va bientôt pouvoir commencer. Services sociaux, services publiques, tremblez ! Ecoles et hôpitaux, soyez rentables ou disparaissez ! (Houlà ! je suis en forme là !)

Vous osez vous dire innocents ? « Si ce n’est toi c’est donc ton frère » vous répond le loup ! Et celui-ci de rire à gorge déployée de vous voir prêts à payer les milliards qu’il a perdus en s’enrichissant sur les marchés à vos dépends ! (Mais où vais-je chercher tout ça !)

Rira bien qui rira le dernier ? Alors lisez ce texte, téléchargez-le, faites-vous une opinion.

Le ministre de la réforme de l'état aurait tenu en 2006 ces étonnants propos : « Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics. L’hôpital fonctionne bien, l’école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure ». (Source : http://filinfo.joueb.com/news/reforme-de-l-etat-renaud-dutreil-se-lache)

Sommes-nous entrain de rêver, ou bien ce qui nous arrive actuellement est-il planifié, concerté ? Vous pouvez également relire mon ancien article sur Chomsky et son terrible essai « Comprendre le pouvoir » qui raconte comment dans les années 90, les banques américaines avouaient presque candidement, comment elles agissaient pour imposer leurs politiques aux gouvernements. Plus récent, vous pouvez également écouter ce podcast de Susan George sur France Culture : 21-11-2011. 


Je ne pense pas être un quelconque "neuneu" obsédé par d'obscures théories du complot. Je suis un modeste ingénieur, un honnête père de famille quinquagénaire. Et très sincèrement je trouve presque inquiétant que quelqu'un comme moi en arrive à avoir de tels sujets de réflexions. Mais comme beaucoup, je m'inquiète pour l'avenir, pas le mien, mais celui de mes enfants. Nous vivons une période de transitions : transition énergétique, transition économique, transition sociétale. Nous devons être attentifs si l'on veut que cette transition soit l'opportunité d'une prise de conscience qui puisse nous aider à prendre des décisions positives. Un choix se présente à nous, soit la Grande Régression et l'abandon dans le nihilisme, soit une nouvelle renaissance...

Et n'oublions pas, nous sommes la majorité, les 99% comme on dit actuellement de l'autre côté de l'atlantique ! Nous ne sommes pas obligés de nous laisser tondre comme des moutons apeurés !


Bon après tout ça, si je ne suis pas fiché aux RG, c’est à ne rien y comprendre ! 
Voici à présent un extrait de ce brûlot rédigé par de terribles conspirateurs.  (;=))

La stratégie du choc (Page 6)

L’ingénierie sociale comme travail de reconfiguration d’un donné humain procède toujours en infligeant des chocs méthodiques. En effet, reconfigurer un système pour le rendre plus sûr et prédictible exige au préalable d’effacer son mode de configuration actuel. La réinitialisation d’un groupe humain requiert donc de provoquer son amnésie par un traumatisme fondateur, ouvrant une fenêtre d’action sur la mémoire du groupe et permettant à un intervenant extérieur de travailler dessus pour  la reformater, la réécrire, la recomposer.

L’expression de « stratégie du choc » pour désigner cette méthode de  hacking social a été popularisée par Naomi Klein. Dans  La stratégie du choc : la montée d’un capitalisme du désastre, l’auteure met en évidence l’homologie des modes opératoires du capitalisme libéral et de la torture scientifique telle que théorisée dans les manuels de la CIA (à grands renforts de références psychiatriques sur les thérapies par  le trauma), à savoir la production intentionnelle de chocs régressifs, sous la forme de crises économiques planifiées et-ou de traumatismes émotionnels méthodiques, afin d’anéantir les structures données jusqu’à une table rase permettant d’en implanter de nouvelles.     
                                        
La crise économique actuelle n’échappe évidemment pas à ces grandes manœuvres de refondation par la destruction, qui visent le plus  souvent à centraliser davantage un système pour en simplifier le pilotage. L’économiste F. William Engdahl décrit ainsi sur son blog les tenants et aboutissants d’un phénomène programmé : «Utiliser la panique pour centraliser le pouvoir. Comme je l’expose dans mon prochain livre, Power of Money: The Rise and Decline of the American Century, (Le pouvoir de l’argent : essor et déclin du siècle étasunien), dans toutes les grandes paniques financières aux États-Unis depuis au moins celle de 1835, les titans de Wall Street, surtout la Maison JP Morgan avant 1929, ont délibérément déclenché la panique bancaire en coulisses pour consolider leur emprise sur le système bancaire étasunien.

Les banques privées ont utilisé cette panique pour  contrôler la politique de Washington, notamment la définition exacte de la propriété privée de la nouvelle Réserve fédérale en 1913, et pour consolider leur contrôle sur les groupes industriels comme US Steel, Caterpillar, Westinghouse, etc. En bref, ce sont des habitués de ce genre de guerre financière, qui augmente leur pouvoir. Ils doivent maintenant faire quelque chose de semblable à l’échelle mondiale afin de pouvoir continuer à dominer la finance mondiale, le cœur de la puissance du siècle étasunien. »

On connaît l’histoire du développeur informatique qui diffusait lui-même des virus pour, ensuite, vendre les anti-virus aux propriétaires d’ordinateurs infectés. Dans le champ économique, on parlera aussi de dérégulation ou de  libéralisation pour évoquer par euphémisme ces déstructurations intentionnelles. Naomi Klein en donne de multiples exemples, appuyés par des réflexions théoriques de Milton Friedman, qui toutes convergent dans le dessein de détruire les économies locales, nationales ou d’échelle encore inférieure, en les dérégulant et libéralisant, pour les re-réguler en les plaçant sous tutelle d’entreprises multinationales privées ou d’organisations transnationales telles que le Fonds Monétaire International (FMI). Il s’agit à chaque fois de faire perdre à une entité sa souveraineté, son self-control, pour la mettre sous un contrôle extérieur. L’obstacle majeur de ce processus est le niveau de santé de l’entité, synonyme en politique de son niveau d’autonomie et de souveraineté, qui résiste naturellement à cette tentative de reconfiguration par une prise de contrôle extérieur, cette « OPA hostile », ressentie comme une aliénation et une transgression de son intégrité. La violence des chocs infligés sera à la mesure du niveau de santé et de souveraineté de l’entité, son niveau de résistance.

En outre, dans un cadre d’ingénierie sociale, il n’est pas nécessaire que les chocs infligés soient toujours réels ; ils peuvent se dramatiser uniquement dans le champ des perceptions. Les chocs méthodiques peuvent donc relever du canular et de l’illusion purs, ou encore entremêler réel et illusion, comme le note Alain Minc dans Dix jours qui ébranleront le monde : « Seul un évènement traumatique nous réveillera, tant l’effet du 11 septembre 2001 s’est évanoui. Ce peut être une fausse alerte à Londres, l’apparition d’un cybervirus susceptible de bloquer les réseaux informatiques mondiaux, ou pire le geste d’un psychopathe s’estimant lui-même à l’aune du nombre de ses victimes. Les démocraties n’anticipent jamais mais elles réagissent. L’opinion interdit en effet les mesures préventives qui bousculeraient la vie quotidienne mais elle accepte les décisions qui suivent un événement traumatique. Rien ne serait mieux, pour nous mettre en alerte, qu’un gigantesque canular, dès lors qu’il aura suscité une panique : un faux chantage nucléaire serait donc de bonne pédagogie. »

La conduite du changement

La résistance au changement, tel est le problème principal à surmonter en ingénierie sociale. La question qui se pose toujours au praticien est « Comment provoquer le moins de résistance à mon travail de reconfiguration, comment faire en sorte que les chocs infligés ne provoquent pas une réaction de rejet ? ». Donc comment faire accepter le changement, et si possible comment le faire désirer, comment faire adhérer aux chocs et au reformatage qui s’en suit ? Comment faire aimer l’instabilité, le mouvement, la précarité, le « bougisme » ? Bref, comment inoculer le syndrome de Stockholm à des populations entières ? Un prélude consiste à préparer les esprits en faisant la promotion dans l’espace public de mots-clés tels que « nomadisme », « dématérialisation », « déterritorialisation », « mobilité », « flexibilité », « rupture », « réformes », etc. Mais ce n’est nullement suffisant. Dans tous les cas, l’attaque directe, dont la visibilité provoque un cabrage réactif contre-productif, doit être abandonnée au profit d’une tactique indirecte, dite de contournement dans le vocabulaire militaire (SunTzu, Clausewitz). 

En termes de management et de sociologie des organisations, cette stratégie du choc indirect est appelée « conduite du changement », ou changement dirigé. Le numéro 645 de l’hebdomadaire  Charlie Hebdo nous rapporte ces propos de Renaud Dutreil, à l’époque ministre de la Fonction publique, tenus le 20 octobre 2004 dans le cadre d’un déjeuner-débat de la Fondation Concorde sur le thème « Comment insuffler le changement ? » : « Comme tous les hommes politiques de droite, j’étais impressionné par l’adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c’est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques… (…) Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics. L’hôpital fonctionne bien, l’école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure, c’est ce que fait très bien Michel Camdessus, mais sans paniquer les gens, car  à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues… »

La méthode illustrée par ces propos résume à elle seule l’esprit de l’ingénierie sociale : faire changer un groupe alors qu’il n’en éprouve pas le besoin puisque, globalement, ça marche pour lui ; et la méthode proprement dite : la dysfonction intentionnelle de ce qui marche bien mais que l’on  ne contrôle pas pour le remplacer par quelque chose que l’on contrôle ; en l’occurrence,  la destruction de services publics qui marchent bien mais qui échappent à la spéculation et au marché pour les remplacer par des services privatisés et sur fonds spéculatifs. 

Pour ne parler que de la France, ce pays est, depuis la prise de pouvoir du gouvernement Sarkozy, l’objet d’une destruction totale, méthodique et méticuleuse, tant de ses structures sociales que politiques et culturelles, destruction accompagnée d’un gros travail de fabrique du consentement de sa population à une  dégradation sans précédent de ses conditions de vie afin de les aligner sur celles de la mondialisation libérale. Par le passé, une destruction d’une telle ampleur, à l’échelle d’une  nation, nécessitait un coup d’état ou une invasion militaire. Ses responsables étaient accusés des crimes de Haute trahison et d’Intelligence avec l’ennemi. (Ce que l’exécutif semble effectivement craindre, une révision de février 2007 du statut pénal du chef de l’État ayant abandonné l’expression de Haute trahison pour celle de « manquements à ses devoirs  manifestement incompatibles avec l’exercice de son mandat ».) De nos jours, une conduite du changement bien menée réalise la même chose qu’un putsch ou qu’une guerre mais sans  coup férir, par petites touches progressives et graduelles, en segmentant et individualisant la population impactée, de sorte que la perception d’ensemble du projet soit brouillée et que la réaction soit rendue plus difficile. Ainsi, Denis Kessler, ancien vice-président du Mouvement des Entreprises de France (MEDEF), écrivait dans le magazine Challenges en octobre 2007 : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer,  et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes  spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

D’autres appellations peuvent encore qualifier cette méthode : stratégie de tension, pompier pyromane, ordre à partir du chaos, destruction créatrice, ou encore la trilogie problème-réaction-solution. Kurt Lewin et Thomas Moriarty, deux fondateurs de la psychologie sociale, ont théorisé cette méthode en  trois temps dans l’articulation entre ce qu’ils ont appelé « effet de gel » et « fluidification ». L’effet de gel qualifie la tendance spontanée de l’être humain à ne pas changer ses habitudes et ses structures internes de fonctionnement, à entretenir son « habitus » dirait Bourdieu, tendance qui se trouve au fondement de toute culture et de toute tradition comme ensemble d’habitudes ordonnées propres à un groupe et transmises à l’identique entre générations. La fluidification désigne l’action extérieure au groupe consistant à jeter le trouble dans sa culture et ses traditions, créer des tensions dans le but de déstructurer ses habitudes de fonctionnement et de disloquer ce groupe à plus ou moins brève échéance. Affaibli et  vulnérable, ses défenses immunitaires entamées et son niveau de souveraineté abaissé, le  groupe peut alors être reconstruit sur la base de nouvelles normes importées, qui implantent un type de régulation exogène permettant d’en prendre le contrôle de l’extérieur.


La célèbre phrase de Jean Monnet, un des pères fondateurs de l’Union Européenne, « Les hommes n’acceptent le changement que dans la  nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise » pourrait servir de maxime à tous les ingénieurs sociaux. Une conduite du changement bien menée consiste ainsi en trois étapes : fluidifier les structures « gelées » du groupe par l’injection de facteurs de troubles et d’éléments perturbateurs aboutissant à une crise — c’est l’étape 1 de la création du problème, la destruction intentionnelle ou « démolition contrôlée » ; cette déstabilisation provoque inévitablement une réaction de désarroi dans le groupe — c’est l’étape 2, dont la difficulté consiste à doser avec précaution les troubles provoqués, une panique totale risquant de faire échapper le système au contrôle de l’expérimentateur ; enfin, l’étape 3, on apporte une solution de re-stabilisation au groupe, solution hétéronome que le groupe accueillera avec enthousiasme pour calmer son angoisse, sans se rendre compte que, ce faisant, il s’est livré à une ingérence extérieure.


Stratégie du choc disent-ils ?
Rendons à César... je veux dire Naomie, ce qui lui appartient.
Je rédigerai un prochain article sur ce livre écrit par Naomie Klein, que bien sûr j'ai lu.
En attendant pourquoi ne pas regarder ce documentaire ?




P. S. : Le problème, c'est de se croire seul, seul à penser ce que l'on pense. Tout peut changer à partir du moment où l'on commence à se rendre compte qu'une multitude de gens pensent comme vous, peut-être un jour la majorité, qui sait ? Voilà pourquoi j'observe avec attention sur twitter et sur le Net l'évolution de ces mouvements comme les indignés, We are the 99%, Occupy Wall Street, London, etc...



2ème P.S. : Bon, c'est promis, je reviens à la littérature dans mes prochains articles (;=))

mercredi 17 août 2011

Paul B. Farrell : Taxez sur les super-riches ou les émeutes feront rage en 2012


Paul B. Farrell : Taxez sur les super-riches ou les émeutes feront rage en 2012

Une fois n’est pas coutume, voici une traduction, et qui plus est, la traduction de l’article d’un journaliste américain, publié dans la rubrique « MarketWatch » de l’édition numérique du Wall Street Journal le 16 aout 2011. Il ne s'agit donc pas de littérature !

J’ai été si étonné par la lecture de ce texte que l’envie m’est venue de le traduire pour le faire connaitre à mes concitoyens, (dans la mesure de mes modestes moyens bien sûr).
Tenus par moi à la machine à café de mon travail ou à la table familiale, les mêmes propos n’ont que peu d’influence sur la marche du monde, j’en suis bien conscient. Mais exprimés par un journaliste américain respecté et lus par une multitude de lecteurs avertis de par le monde, c’est autre chose, convenons-en.

Ce qu’il dit est complètement juste, et il me semble effectivement que nous glissions doucement vers une sorte de pire, si les inconscients qui mènent la barque du monde ne réagissent pas. Peut-être pas l’effondrement cataclysmique tel que celui décrit dans le nouveau film de la série « La planètes des singes » qui vient de sortir au cinéma, et que Paul B. Farrel cite en exemple. Mais il est vrai que l’absurdité et l’incroyable injustice de la crise économique qui se déroule devant nos yeux incrédules commencent à devenir insupportables à de plus en plus de gens. Sous l’effet de la colère qui monte, chacun réagit à sa façon, selon ses moyens ou sa situation.
La révolte peut s’exprimer aussi bien par l’écrit que par le feu.
Je vous recommande vivement la lecture de mon second Post Scriptum, en bas de page...

Voici donc ma traduction ainsi que le lien pour lire le texte original : http://www.marketwatch.com/story/tax-the-super-rich-or-revolution-will-rage-in-2012-2011-08-16?pagenumber=1

Taxez les super-riches ou les émeutes feront rage en 2012

En commentaire : Les 6 raisons pour lesquelles nous ne pouvons pas empêcher l'effondrement économique.

Quelle année ! Rage à Londres, en Egypte, à Athènes, à Damas. Tout est réel. Pas juste une métaphore du nouveau film "La Planète des Singes" ? Non, bien plus. Et  faites attention : encore plus de colère est à venir. De par notre planète une nouvelle génération est remplie de rage, cause du chômage élevé de l’inflation galopante, des rêves perdus, de l’espoir disparu. Alors que les super-riches, eux, s'enrichissent de plus en plus.
Écoutez ce sifflement : Celui du fusible en train de rapidement se consumer qui nous avertit. Réveillez-vous avant que cette rage ne vous explose au visage. Cette tempête va mettre en danger l'avenir de l'Amérique. Par des forces extérieures, certes. Mais beaucoup plus mortelles, issues du plus profond de notre psyché collective. Nous avons perdu nos repères moraux. Nous sommes en phase d'autodestruction.

Avertissement d’illuminé ? Non, cette alarme provient de l’élite du Fonds monétaire international. Un récent rapport du FMI a examiné les "causes des deux crises économiques majeures des Etats-Unis au cours des 100 dernières années, la Grande Dépression de 1929 et la grande récession de 2007", écrit Foroohar Rana, un chroniqueur économique à Time magazine. "Il y a deux similitudes remarquables dans les époques qui ont précédé ces crises. Les deux ont vu une forte augmentation de l'inégalité des revenus et de la dette des ménages par rapport à leur revenu. "Et dans chaque cas", du fait que les pauvres et les classes moyennes étaient sous pression, ils ont essayé de répondre par l'emprunt afin de maintenir leur niveau de vie."
Mais les riches "se sont enrichis, par les prêts, et cherchant plus d'endroits pour investir, ils ont fait monter les valeurs mobilières, ce qui au final a explosé à la face de tous. Dans les deux époques, la déréglementation financière et des politiques monétaires laxistes ont joué un rôle dans la création de la bulle. Mais l'inégalité elle-même - et la pression politique de ne rien changer, mais de la cacher - fut un facteur crucial dans l'effondrement. 
Les craintes d’un certain milieu ne sont pas un symptôme de la récession. Elles sont la source de celle-ci". Aujourd'hui, les conséquences de la crise nous hantent encore. Il y a cependant encore plus à venir.

La prochaine bulle,

Il y a une nouvelle bulle qui enfle. Personne ne peut l'arrêter ... elle va bientôt exploser.

Vous pigez ? Il y a d'énormes pressions politiques pour ne pas inverser l'inégalité jusque ce que celle-ci "nous explose à la face." Nous nions l'inégalité entre les riches et les autres 99%. Les riches sont accros à l’argent. Toujours plus n'est jamais assez pour eux. Ils prospèrent sur ​​la cupidité, aveugles aux besoins des autres. Pire, ils ne se sentent pas obligé envers l'Amérique comme une nation. Depuis les  milliardaires de Forbes, signataires de la promesse de dons intitulée «pas de nouvelles taxes », jusqu’à l’anti-américaine volonté de Mitch McConnell de saboter l'économie afin de tenir son engagement prioriataire de faire d'Obama le président d'un unique mandat.


Oui mes amis, le nouveau film « Début de la planète des singes » offre un puissant avertissement en parallèle des drapeaux rouges d’alerte du FMI. Écoutez le chroniqueur Zaki Hasan dans le HuffPost. Voici son scénario. Que va-t-il arriver pour l'Amérique si le fossé des inégalités s'agrandit, le marché de l'emploi stagne, la colère grandit ? Une double plongée dans la récession approche.
La prédiction d’Hasan va au-delà de la métaphore. Elle nous montre le profil psychologique d’une Amérique ressemblant à un toxicomane perdu dans sa dépendance. Et comme tous les toxicomanes, nous ne pouvons ni prendre conscience, ni arrêter, notre comportement autodestructeur :

La série de film des « Planètes des singes » a toujours tourné autour de l’idée de dommages que l’homme s’inflige à lui-même - l'idée que son orgueil insatiable le conduit inévitablement à des conséquences catastrophiques pour lui et ceux qui l’entourent, qu’il se manifeste par la cruauté envers les animaux ou la cruauté envers lui-même."
Dans le dernier film de cette série, notre monde est confronté à "la double menace" du génie génétique et d’un super virus. Mais le thème central demeure : "la chute de l'homme résulte de ses propres actions."
Ce film "La planète des singes" est allé plus loin, évoquant jusqu’à l'esprit fatalement défectueux de l'Amérique : "Méfiez-vous de la bête en l’Homme, car c’est la part du Diable " Dans cette scène du début du film, le docteur Cornélius, un orang-outan anthropologue, fait la lecture à haute voix d’antiques parchemins sacrés des singes : "Seul parmi les primates de Dieu, il tue pour le sport ou la convoitise ou la cupidité."
Voila qui nous fait penser à la guerre de Goldman pour dominer la grande jungle de Wall Street.
Et continuant de lire les manuscrits : "Oui, il va assassiner son frère afin de posséder les terres de son frère. Qu'il ne se reproduise pas en grand nombre, car il fera un désert de son domicile et du vôtre. Évitez-le ; repoussez-le dans sa tanière dans la jungle, car il est le messager de la mort."
Oui, l'évolution marche à reculons. Voici que la prophétie se réalise. Les singes savaient que nos cerveaux étaient ceux de saboteurs, détruisant notre juste place au sommet de la chaîne alimentaire de la jungle : "L'homme est une nuisance. Il dévore toutes ses ressources alimentaires dans la forêt, puis migre vers nos vertes cultures et les ravage. Plus rapidement il est exterminé, meilleur c’est."

Attention : La rage est en train de balayer Londres, Damas, Tripoli, le désert du Sahara se propage. 
Le tour de l'Amérique va-t-il venir ?

Imposons fiscalement les super-riches, ou la révolution se répandra prochainement sur l’Amérique.
Oui, faisons payer les super-riches. Taxons-les maintenant, avant que les autres 99% de la population ne se lèvent, et déclenchent une nouvelle révolution américaine, une autre crise, une nouvelle Grande Dépression. 
Historiquement, les révolutions se construisent sur de longues périodes, nourries progressivement par de plus en plus de pression jusqu’à atteindre la masse critique. Puis, "quelque chose se passe." Soudain. Imprévisible. Une étincelle déclenche l'embrasement. 

Personne ne l'a vue venir en Egypte. La simple mention sur la page facebook d'un jeune cadre de Google d’un suicide dans un village reculé, est devenue une source virale, qui a provoqué une colère incontrôlable qui ne put être arrêtée.

Alors, réfléchissez sérieusement aux six avertissements suivants à propos de la nouvelle méga-bulle qui va bientôt nous exploser collectivement à la face :

1. Attention : Le chômage élevé est à court terme une véritable bombe à retardement.

Un rapport spécial publié dans le Time, «Pauvre vs Riche : un nouveau conflit mondial », nous avertissait qu'un «conflit entre deux mondes – l’un riche, l’autre pauvre - était en développement, et que le champ de bataille était la planète elle-même. »
Seulement 25 nations développées de 750 millions de citoyens « consomment la plupart des ressources de la planète ... profitent des plus hauts niveaux de vie de l’histoire. » Mais maintenant, ils sont face à 100 pays pauvres peuplés de 2 milliards de personnes, la plupart vivant dans la pauvreté, tous exigeant « une part toujours plus grande de cette richesse. » Un leader britannique appelle cela une « bombe à retardement pour l’espèce humaine. »

2. Attention : Les réductions d'impôts pour les riches augmentent le chômage des jeunes.

Dans une colonne du New York Times, Matthew Klein, un Conseiller de 24 ans, chercheur en relations internationales, a fait le parallèle entre le taux de chômage de 25% chez les jeunes Egyptiens et celui de 21% pour les jeunes Américains : «Les jeunes portent tout le poids de la charge» qui résulte des efforts des gouvernements pour rééquilibrer les budgets. «Les impôts sur les travailleurs sont augmentés, les dépenses sur l'éducation sont coupées tandis que les subventions et les droits d'hypothèque pour les personnes âgées sont intouchables. » Et qu’il y a encore plus de réductions d'impôt pour les riches.

3. Attention : Les riches s'enrichissent sur l'inflation des matières premières, les pauvres se mettent en colère.

John Waggoner de USAToday a averti dans un article : « une flambée des prix alimentaires jettera des millions de personnes dans la pauvreté et la faim. » La « hausse des prix alimentaires signifie une descente dans l'extrême pauvreté et la faim, avertit la Banque mondiale. » Le conseiller financier PIMCO avertit que l'inflation des matières premières expose «aux inégalités sous-jacentes et aux brûlantes questions liées à la qualité de la vie qui couvent sous la surface. »

4. Attention : Les super-riches sont aveuglés par leur dépendance à l'argent.

Dans "Free Lunch : Comment les plus riches américains s’enrichissent aux frais du gouvernement (En s’en tenant à la loi)," David Cay Johnston explique que les riches sont comme des toxicomanes, et que leur addiction à l'argent est comme la dépendance à la cocaïne, trop n'est jamais assez. Selon des données récentes : "300.000 Américains", soit le top ten de 1% des revenus "ont un revenu presque équivalent à celui des 150 million d’Américains qui composent la moitié économique la plus faible de notre population".

5. Attention : Les politiciens sont corrompus par cette dépendance à la cupidité des super-riches.

Dans "Le pacte suicide de Washington" Ezra Klein de  Newsweek met en garde : "Le congrès nous fait prendre le cap vers le pire de tous les mondes : des pertes d'emplois massives et une explosion du déficit." Et le drame du plafond de la dette ne fait juste que rendre les choses beaucoup plus graves. Des millions d'emplois ont été perdus durant les années Bush, en plus de ses guerres, et de ses réductions d'impôts pour les riches. Pourtant, aujourd'hui, le GOP (La majorité républicaine au congrès) est dans le déni total de ce legs, aveuglé par son obsession de détruire la présidence Obama, quelqu’en soient les conséquences.

               
6. Attention : Bientôt la colère emportera les révolutionnaires, puis dominera l’Amérique du "Tiers Monde".

Oui, nous sommes mûrs pour une révolution surprise. Dans "Amérique du Tiers Monde" Arianna Huffington avertit: "Washington s'est précipité au secours de Wall Street, mais a oublié Main Street" (NDT : les gens de la rue). A présent, la promesse de Bernanke d'un argent bon marché jusqu'en 2013 n'est qu'un "repas gratuit" pour les 1% les plus riches. En attendant, "un Américain sur cinq est au chômage ou sous-employé. Une famille sur neuf incapable de régler le paiement minimum de ses cartes de crédit. Une personne sur huit est hypothéquée en défaut de paiement ou sous saisie. Un Américain sur huit dépend de coupons alimentaires. L’ascension sociale a toujours été au cœur de l'American Dream ... cette promesse a été brisée ... Le rêve américain devient un cauchemar. »

Réveillez-vous les gars. Les toxicos super-riches détruisent le rêve américain de tous. Ils détruisent l'économie américaine. Ils ne se soucient pas de vous. Oui, ils entendent la bombe à retardement. Et ils stockent l'argent.

Ne dites pas que vous n'avez pas été avertis. Le FMI voit ce nouvel effondrement se propager rapidement à travers la planète. Ouvrez vos yeux. Vous n'êtes pas en train de regarder un film.
Il ne s’agit pas d’une métaphore. Préparez-vous dès maintenant pour la révolution, la lutte des classes, le krach boursier, l'effondrement économique, un plan pour une autre dépression.

Post Scriptum : Cet avertissement vaut bien sûr pour nos "élites" françaises, vous vous en doutez, et pour  notre anachronique président qui a donné le signal de leur festin le soir de son élection au Fouquet's...


2ème Post Scriptum, au 21/08/2011 : Il ne fallait pas s'inquiéter outre-mesure d'une éventuelle révolution américaine M. Farrel ! L'armée américaine est là qui veille !
Lisez plutôt ces 3 articles étonnants :