dimanche 27 septembre 2009

Aristote : Les politiques - (Un éloge pragmatique du bon sens)


Aristote : Les politiques, Livre IV, 1, 1288-b (GF Flammarion)





[6] Car il faut non seulement s’occuper de la constitution excellente, mais aussi de celle qui est possible, et, de même, de celle qui est plus facilement et plus communément accessible pour toutes les cités. Or en fait les uns ne font porter leurs recherches que sur la forme la plus haute et qui demande de nombreux moyens, les autres, traitant plutôt d’une forme commune et rejetant les constitutions existantes, font l’éloge de celles des Laconiens ou de quelque autre. Au contraire, il faut introduire une organisation (constitutionnelle) telle qu’à partir de ce qui existe (les gens) soient facilement persuadés et en état de la mettre en œuvre, puisque ce n’est pas une moindre tâche de redresser une constitution que d’en établir une de toutes pièces, comme c’est le cas aussi pour réapprendre et apprendre une première fois.



Nota : Chez Aristote, une organisation est dite constitutionnelle, quand c’est la multitude qui détient le gouvernement en vue de l’avantage commun.

Vouloir par exemple remplacer un système imparfait par un système extraordinaire qui n’existe pas encore, ou qui est difficilement réalisable ; plutôt que de se contenter d’une solution plus modeste, mais trop simple… 
Cela ne vous dit rien ?



L’intégralité du texte se trouve ici : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/Aristote/table.htm

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