lundi 28 septembre 2009

Jean Jacques Rousseau : Du contrat social, lorsque l’état fait défaut…


Jean Jacques Rousseau : Du contrat social, lorsque l’état fait défaut…

Voici un extrait du chapitre 1 du livre IV







Mais quand le nœud social commence à se relâcher et l’État à s’affaiblir, quand les intérêts particuliers commencent à se faire sentir et les petites sociétés à influer sur la grande, l’intérêt commun s’altère et trouve des opposants : l’unanimité ne règne plus dans les voix ; la volonté générale n’est plus la volonté de tous ; il s’élève des contradictions, des débats ; et le meilleur avis ne passe point sans disputes.
Enfin, quand l’État, près de sa ruine, ne subsiste plus que par une forme illusoire et vaine, que le lien social est rompu dans tous les cœurs, que le plus vil intérêt se pare effrontément du nom sacré du bien public, alors la volonté générale devient muette ; tous, guidés par des motifs secrets, n’opinent pas plus comme citoyens que si l’État n’eût jamais existé ; et l’on fait passer faussement sous le nom de lois des décrets iniques qui n’ont pour but que l’intérêt particulier.


L’intégralité de ce texte essentiel se trouve, ici : http://fr.wikisource.org/wiki/Rousseau_-_Du_contrat_social_(texte_complet)

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